Cette page rassemble les informations et les CPA relatives aux soldats du 115 sur les garnisons de Mamers et de Nogent le Rotrou.

Trois parties composent cette page :

- en premier lieu quelques tableaux d'effectif nominatifs issus d'annuaires militaires et de documents

- ensuite une série de CPA et de cartes de visite dont une partie des portraits sont identifiés

- et enfin des CPA non nominatives mais permettant de présenter uniformes, brevets et un peu d'histoire et de réglements militaires.

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Composition du 115e RI à MAMERS et Nogent le Rotrou.

On retrouve parmi les officiers ci dessous certains qui marqueront de leurs empreintes et de leurs noms les JMO du 115 pendant la grande guerre.

Au 01/08/1898

(dans le grade au 115RI depuis le )

Chef de corps : Colonel CARDOT (11/04/1896)

Commandant en second : Lieutenant-Colonel LEVASNIER (11/10/1894)

Major : Chef de Bataillon LAFFARGUE (17/04/1898)

Officier trésorier : Capitaine SIMONET (23/04/1888) 

Adjoint trésorier : Lieutenant DOUCET (19/04/1893)

Officier d’habillement : Capitaine BALLIN (12/09/1894)

Porte drapeau: Lieutenant PAREZ (02/08/1894)

Chef de Musique : ANDRÉ (26/12/1895)

Médecin Major de 1e classe LETELLIER (01/11/1891)
Médecin Major de 2e classe CASTAING (30/12/1896)
Médecin-Aide-Major LEVÊQUE (30/12/1896)

CADRES COMPLÉMENTAIRES

Chef de Bataillon ROGERIE (17/04/1898)

Capitaine MAVEL (30/12/1896)

Capitaine DE LAMIRAULT (30/12/1896)

Capitaine CHAILLOT (02/03/1898)

PREMIER BATAILLON

Commandant le bataillon : Chef de Bataillon FAURE (01/01/1896)

Adjudant Major : Capitaine LAFFARGUE (31/08/1892)

1e Compagnie

Capitaine BOUGNOUX (29/11/1896)
Lieutenant GUY (15/07/1891)
Sous-Lieutenant DESPLANQUES (01/04/1897)

2° Compagnie

Capitaine LEDUC (09/04/1892)

Lieutenant LE TRAON (24/03/1892)

Lieutenant KNAUSS (01/10/1896)

3 e Compagnie

Capitaine JOUIN (10/08/1892)

Lieutenant LOUCHE (19/07/1891)

4e Compagnie

Capitaine HENRY (23/03/1895)
Lieutenant GUILMARD (06/06/1894)
Lieutenant BOURGEOIS (01/10/1895)

DEUXIÈME BATAILLON

Commandant le bataillon : Chef de Bataillon THUBERT (17/04/1898)

Adjudant Major : Capitaine DESROZIERS (01/11/1891)

5e Compagnie

Capitaine BARRET (11/07/1895)
Lieutenant FERRATON (16/04/1894)
Sous-Lieutenant CHAMEROY (01/04/1898)

6e Compagnie

Capitaine TUOT (22/03/1893)

Lieutenant DE LA GRÈVERIE (01/10/1893)

Sous-Lieutenant GOHIERRE DE LONGCHAMPS (20/09/1896)

7e Compagnie

Capitaine MILLOT (24/12/1894)
Lieutenant HUVÉ (23/071896)
Lieutenant PERAUD (16/03/1896)

8e Compagnie

Capitaine BRUNEAU (10/11/1897)
Lieutenant THÉVENOT (14/05/1891)
Lieutenant RIVIÈRE (16/03/1896)

TROISIÈME BATAILLON

Commandant le bataillon : Chef de Bataillon BIGLE (17/04/1898)

Adjudant Major : Capitaine BURY (20/11/1887)

9e Compagnie

Capitaine WEINBERG (18/08/1893)
Lieutenant VIÉNOT (01/01/1894)
Lieutenant CHARDENET (24/02/1897)

10e Compagnie

Capitaine CAGNIOUX (26/02/1894)
Lieutenant FÉVRIER (01/10/1894)
Lieutenant ANTOINE (01/10/1895)

11e Compagnie

Capitaine PORTIER (09/04/1892)
Lieutenant BAYLE (01/04/1894)
Sous-Lieutenant GUÉNY (01/08/1897)

12e Compagnie

Capitaine PÉRIER (24/12/1894)

Lieutenant DE BAULNY (01/10/1891)

Lieutenant BESSON (01/10/1897)

QUATRIÈME BATAILLON

Commandant le bataillon : Chef de Bataillon PAYEN (20/06/1896)

Adjudant Major : Capitaine DE MORCOURT (01/11/1891)

13e Compagnie

Capitaine CASTELLI (11/07/1891)
Lieutenant CLÉRIN (12/07/1892)
Sous-Lieutenant ROHLFS (01/10/1897)

14e Compagnie

Capitaine LE NEVEU (11/07/1896)
Lieutenant GROGNARD (01/10/1893)
Sous-Lieutenant JACQUIN (01/10/1897)

15e Compagnie

Capitaine DEROME (09/10/1896)
Lieutenant BERTHON (01/10/1894)

Sous-Lieutenant MORILLON (01/10/1897)

16e Compagnie

Capitaine DE ST-EXUPERY (09/10/1896)
Lieutenant PÉAN (01/04/1895)

Sous-Lieutenant DE FERRON (01/10/1897)


Concernant le chef de corps:

col cardot

Colonel CARDOT

Élève à l'École Impériale Spéciale Militaire, le 9 Novembre 1858.
Sous-Lieutenant au 15e Régiment d'Infanterie de Ligne, le 01Octobre 1860.

Lieutenant au 15e Régiment d'Infanterie de Ligne, le 17 Juillet 1867.

Capitaine au 3e Régiment de marche de zouaves, le 27 Septembre 1870.


Capitaine au 3e Régiment de zouaves, le 4 avril 1871.
Capitaine au 118e Régiment d'Infanterie, le 12 Décembre 1874.
Capitaine-Adjudant-Major au même Régiment, le 13 Décembre 1875.

Major au 19e Régiment d'Infanterie de Ligne, le 25 Octobre 1879.
Major au 55e Régiment d'Infanterie de Ligne, le 01 Décembre 1879.

Chef de Bataillon commandant le 11e Bataillon de Chasseurs à pied, le 13 Mars 1883.

Chef de Bataillon au 111° Régiment d'Infanterie, le 21 Septembre 1886.

Lieutenant-Colonel du 10e Régiment d'Infanterie, le 01 Octobre 1887.

Lieutenant-Colonel Commandant militaire du Palais Bourbon, le 16 octobre 1890.
Colonel dans les mêmes fonctions, le 13 Juillet 1891.
Colonel du 115e Régiment d’Infanterie, le 11 Avril 1896.

Campagnes. Afrique (Juillet 1866-31 Août 1870) / Contre l'Allemagne (27 Septembre 1870-7 Mars 1871) / Afrique (8 Mars 1871-5 Août 74) / Tonkin (29 Avril 1885-26 juin 1886).

Décorations. Officier de la Légion d'Honneur/ Médaille du Tonkin/ Médaille coloniale Algérie/ Officier de l'ordre du Nicham/ Commandeur de l'ordre Impérial du Dragon de l'Annam.


16e compagnie du 115 au 01/08/1898

(extrait de l'historique du 115RI du LTN BERTHON de 1898)

Compagnie à 105 personnes, elle est composée pour l'encadrement d'un capitaine commandant d'unité, d'un lieutenant et sous lieutenant chef de peloton, d'un adjudant, d'un sergent major, d'un sergent fourier, de 4 sergents chef de section et de 8 caporaux chef d'escouade.

On retrouve parmi les soldats: 3 soldats de 1° classe, 1 tambour, 1 clairon et 82 soldat de 2° classe.

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Capitaine De St -EXUPÉRY

                          Lieutenant PEAN (absent)                          Sous-Lieutenant De FERRON

Adjudant GUINY                                Sergent-Major PITOT                            Sergent-Fourrier SOREAU
Sergent TEMPLIER             Sergent GADOT           Sergent QUERELLE          Sergent BLANCHARD

Caporal CONDARD Caporal CHEVREUX Caporal FIRMIN Caporal LE DAIN 

Caporal CHEVRIER Caporal LIVET Caporal GUIARD Caporal MILLIAND

Tambour CORMIER  Clairon LAUNAY

1e classe HAVARD     1e classe GERBE    1e classe LE PRIOL

BERTHELOT

BELLAIS

BOULAY L.

MAUGARS

JULIEN

NICOT

BROSSIER

ERNUL

PELLETER

LAKVOR

GAUTIER

OLIVIERO

FOSSIER

LE GOLVAN

PRELE

COADOU

CHARRON

HACQUES

BARTHUEL

HUMEAU

LANGLOIS

MALEPERT

BLIN

GUILMIN

PEROTON

MADELEINE

DENIZE

MEICHE

COULON

GEUFFARD

LAUGER

PICHON

POTTIER

BERNARD

JUBEAULT

CIROT

QUENTIN

LE CUNF

BUCHOT

BELLEC

BRUT

FOUCAULT

LEGRAND

GAMBETTE

BOUTILLER

PODER

BRIÈRE

GOUTTARD

DEBREBANT

HEDIN

JUBIN 

SIMON

DELAPERRIÈRE

BOULAY P.

COURCELLES

RONDEAU

MARTIN

CHRISTIEN

GOAER

LECHAT

QUÊMENER

CHARROIS

GUZON

HATEAU

BELLANGER

PROT

TREHIN

COHUAU

LAUNAY

GUIGNET

DENÊE

JARDIN

DESRUES

LE GOFF

BROSSERON

LE BRIS

TOSSER

GAUQUELID

DAUAUDET

ROCARD

CHABOCHE

HERVÉ


En 1903

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En 1905

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(source GALLICA)


CPA, photos et cartes de visite

Les photos mettant en valeur les soldats de la caserne Gaulois dans la période 1895 - 1914 sont l'occasion d'adresser aux amis et parents des nouvelles et une photo de son service nationale en se présentant en uniforme, à l'exercice, avec ses camarades, son escouade, sa section ou seul. La fierté se lit souvent sur ces portraits de jeunes hommes rentrant dès lors dans la vie d'adulte.

Un autre moyen était courant pour donner des nouvelles: la carte de visite.


Cartes celluloïdes

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Les photos individuelles (format carte de visite ou CPA).

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Les cartes de visite, posée sur les cartons publicitaires des photographes, nous donnent en général des indications sur les lieux de garnison. Alençon, Paris et Mamers ont accueilli au moins 1 dépot ou 1 bataillon du 115RI de 1872 à 1900.

Rare sont celles accompagnéés d'un nom de famille.

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les photographes référencés ci dessous sont:

- L. MARTIN, 3bis (1881) puis 7 (1888) rue du pont Neuf à Alençon

- P. CLARET, 19 rue du commerce à Paris.

- E. ROGER, 108 grande rue à Alençon et 26 rue de cinq ans à Mamers.

- LOUIS, que l'on retrouve à l'adresse précédente 26 rue de cinq ans à Mamers

- Henri LAURENT, ancienne maison Binet, 18 rue Charles Granger, à Mamers

- A GAUTHIER, à l'adresse précédente, 18 rue Charles Granger à Mamers.

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Les CPA sont aussi un moyen d'envoyer sa "trombine" à la famille et aux amis. 

Les cartes nominatives où disposant d'informations sont présentées individuellement, les autres sous la forme d'un carroussel.

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CPA non voyagée.

photo prise à MAMERS avec ce fond caractéristique. Bien que sans information, cette CPA est intéressante de part les n° sur les tenues indiquant le nombre de jours restants. 18, 338 et 700 jours. Nous avons ici des soldats du 115e issus de 3 classes différentes posant pour une photo en octobre d'une année inconnue.


CPA écrite par le soldat Auguste FERRAND, 115eRI, 1ere compagnie, MAMERS. "Souvenir de nous quatre partant le même jour de chez nous pour MAMERS le 06 octobre 1906."

"Encore 339 jours et la fuite au pas de gymnastique". Ainsi cette carte a été écrite un 25 octobre de 1906 ou 1907. Le fait que les hommes soient en tenue ce 06/10/1906 milite pour qu'il aient au moins une année de service.

Ce sont donc soit des garçons de la classe 1904, incorporés en octobre 1905 pour 2 ans ou de la classe 1903, incorporés en octobre 1904 pour 3 ans. 

Un FERRAND Auguste, Marin, a été incorporé au 115e le 06/10/1905 (n° mat 6761). Il venait de VALENNES, canton de VIBRAYE en SARTHE. Libéré en 1907 et rappelé le 04 aout 1914 au 115e RI, il sera blessé aux combat du QUESNOY le 30/10/1914 et tué à l'ennemi à SUIPPES le 25/02/1915.

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CPA écrite avant 1907 par un Lucien à M et Mde MORIN, 173 avenue du Maine à Paris.

Il est probable que Lucien adresse cette carte à ses parents.

2 sapeurs posent en tenue de sortie. Leurs insignes sont marqués à la craie et l'on remarque le brevet de tir sous les haches croisées.

CPA écrite le 18 décembre 1907 par Auguste DRARD, présent sur cette photo.

Il explique qu'ils sont de la fuite donc en deuxième année. Un DRARD Auguste a servi au 115e RI à compter du 06 octobre 1906. Il servira au 315e RI à la mobilisation et sera aux armées du 10/08/1914 au 13/08/1919, 2 fois cité (source fiche matricule archives départementales de la Sarthe)

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CPA envoyée le 07/07/1908.

Il s'agit du soldat COHERGNE Alexis, appelé au 115 du 07/10/1907 au 25/09/1909 ou il sera musicien à compter du 11/05/1908. Mobilisé au 117eRI du Mans, il sera tué à l'ennemi le 09/10/1915 au combat de ST HILAIRE LE GRAND (source: archives départementales de la SARTHE)

CPA écrite en 1909 par SORIN cousin d'Auguste REBUFFAY.

"encore 80 jours, toujours sérieux".

Caporal clairon ou tambour.

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(collection de Ronan)

BODO Honoré Marie

Né le : 17 décembre 1891 à  Locoal-Mendon (Morbihan) et décédé le : 29 avril 1928

A effectué son service au sein du 115ème R.I de 1912 (09/10) à 1914. Il fut affecté au 130ème R.I lors de la mobilisation générale et participa à la campagne du 02 août 1914 au 21 août 1919.

blessé en 1916, titulaire d'une croix de guerre avec 1 citation à l'ordre de la brigade (cf. fiche matricule http://recherche.archives.morbihan.fr/ark:/15049/v... )

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CPA écrite le 21 janvier 1912 par un Henri.

"encore 243 et la fuite d'un sale métier"

"souvenirs des cordonniers et tailleurs de la CHR"

CPA envoyée le 15 décembre 1912. 

Il s'agit de A. LEPORCHE, 11e compagnie.

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CPA écrite le 14 avril 1913.

"souvenir du régiment, Marius" adressée à mr et mme MAISSONNIER PARIS 20e

Il semble ainsi que l'un d'entre eux soit le futur sergent MAISSONNIER Marius du 115e RI, classe 1911 et né à PARIS 20e, tué à l'ennemi le 22 aout 1914 aux combats de VIRTON (Belgique).

CPA écrite en mai 1913.

"Souvenirs du 115e de ligne"

Albert et Maurice DECOUTYE, des cousins.

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CPA non datée. 

Elle est écrite par A. BERGERE (à droite), 26e cie, 4e escouade, 115e RI. Nous sommes donc au dépot de MAMERS après aout 1914. Le soldat de gauche a pour prénom Prosper.

Cette CPA est adressée à mlle LEBOURGES à COSSE LE VIVIEN en MAYENNE. Un Albert BERGERE de la classe 1916 est issu de ce village (fiche matricule non mise en ligne).

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CPA envoyée non datée.

il s'agit de G. SOREAU de la 32e Cie du dépot de MAMERS. Il explique qu'il devrait bientôt partir pour le front. La photo laisse penser que nous sommes en 1914.

CPA écrite le 01 janvier 1914

Il s'agit de Victor HUSSON, 9e cie 115e RI

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CPA écrite le 26 aout 1914

"souvenir de la campagne France Allemagne 1914"

Il s'agit du sergent MULETIER, 26e cie du dépot du 115e RI.

CPA écrite le 20 septembre 1914 à MAMERS.

Le caporal CHAMBRIS, 29e Cie, dépôt de MAMERS, pose à gauche.

"... jusqu'ici je reste à MAMERS mais je crois que sous quelques jours nous allons quitter cette ville pour aller nous battre à notre tour ...".

Ce caporal semble originaire de COUTURE dans le LOIR et CHER.

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à gauche CPA écrite le 18 juillet 1915

à droite CPA écrite le 01 novembre 1915

il s'agit de Simon MARICHAL

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CPA voyagée non datée.

Il s'agit de Henri ADER, infirmier au 115e RI.

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photo.

"souvenir du 115e régiment" le 07/06/1916.

Henri


Les photos de compagnies, pelotons, sections, escouades, groupes.

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photo prise à une date inconnue. On y retrouve 9 sous -officiers de la 3 ème Compagnie du 3 ème bataillon du 115.

les baïonnettes sont du type lebel 1886 , les tuniques du type 1872, les shakos du modèle 1872. Ils seront retiré du service en 1883 mais conservé avec la tenue de défilé jusqu'à son remplacement par le képi "pompon". Ils portent ici le chiffre 3 (3ème bataillon). 

Les sous-officiers, dont le sergent major, ne portent pas de distinction de réengagement instauré en mai 1886. Sur le tableau , il est mentionné 3e cie du 3e bataillon, donc nous sommes avant mai 1894, sinon il s'agirait de la 11e cie.

Ainsi  cette photo est été prise entre 1886 et 1894 et plus probablement en 1886.


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photo prise le 1er mai 1890 à Mamers, à l'issu de la remise de prix de tir. On y retrouve de fiers sergents, un sergent -major et un sous-lieutenant avec leurs prix de tir et pour certain un oeillet à la boutonnière (fête du travail (se serait étonnant), ou distinction suite au concours de tir?)


extraits du livre du gradé d'infanterie 1894:

Classement des tireurs: A la suite des tirs individuels d'instruction et d'application, et le 16 aout au plus tard, on procède au classement annuel des tireurs. Les sous-officiers, les caporaux et les soldats qui ont obtenu 75 points au moins forment la 1ère classe; ceux qui ont obtenu 35 points au moins forment la 2ème classe; ceux qui ont moins de 35 points forment la 3ème classe. Ceux qui n'ont pas exécuté 4 tirs au moins ne sont pas classés.

Récompenses de tir: Les récompenses décernées aux tireurs les plus adroits sont de deux sortes: les premières sont accordées aux tireurs qui, dans les tirs individuels d'instruction et d'application de l'année, ont obtenu les plus fortes sommes de points; les autres sont décernées à suite de concours. Ces récompenses consistent en attributs honorifiques destinés à signaler les bons tireurs aux yeux de leurs chefs et de leurs camarades.

Récompenses accordées d'après les résultats des tirs individuels.

Ces récompenses comprennent les prix de l'année et les insignes de tirs.


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les prix de tir de l'année comprennent:

- un cor de chasse en argent doré avec épinglette et chaine en argent, qui constitue le premier prix de tir de l'année. Elle est donnée au tireur qui, sur l'ensemble du corps, a obtenu la plus forte somme de points. Ce militaire reçoit en outre un cor de chasse brodé.

- des cors de chasse brodés en or ou argent (couleur des boutons), attribués aux tireurs qui ont obtenu les plus fortes sommes de points. Ils sont cousus sur la manche gauche de la tunique, de la capote, de la veste et se porte concurrement avec les épinglettes de tir. Dans chaque corps, ils sont alloués d'après l'effectif maximum atteint pendant l'année, à raison de 1 pour 50 hommes.

Officiers, adjudants et les sergent-major, bien que participants, ne reçoivent pas de prix.

L'insigne de tir:

il est accordé pour la durée d'une année à tous les tireur de 1ère classe à l'exception des sous-officiers. Il consiste en un cor de chasse en drap écarlate pour les régiment d'infanterie (jonquille pour les bataillon formamnt corps), cousu sur la manche gauche de la tunique, de la capote et de la veste. Il se porte concurrement avec les épinglettes de tir.

Récompenses décernées à la suite de concours.

Il est accordé chaque année, à la suite de concours, des prix de tir consistant en épinglettes et en médailles d'argent et de bronze. Pour les sous-officiers: 3 épinglettes, dont une avec cor de chasse en argent doré par régiment.

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les prix accordés au révolver comprennent une médaille d'argent et une médaille de bronze par régiment.

pour les caporaux et soldats: 1 épinglette avec cor de chasse en argent pour 200 hommes. le tireur classé 1er au concours reçoit une épinglette en argent doré.

Concernant le port de ces attributs:

l'épinglette devient la propriété de l'homme à qui elle a été décernée. Il la porte pendant toute la durée du service actif ainsi que pendant les périodes de rappel à l'activité.

Le cor de chasse brodé n'est conservé une seconde année que si le tireur reste de 1ère classe.

Ceux qui obtiennent deux années de suite un cor de chasse brodé se voient remettre un cor de chasse surmonté d'une grenade de même métal (manuel d'instruction du tir de l'infanterie 1902).

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Ci-dessous le prix de tir "adresse" du concours de 1890 décerné au sergent Piétri Philippe (l'un des membre de la photo de groupe au dessus).

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CPA voyagée. 03 septembre 1905. "à la salle d'escrime, Léonard Maignants, caporal 115ème".

"nous partons demain en manoeuvre jusqu'au 12...Maignants, 115ème, 16 brigade, manoeuvre 8ème division, Sarthe".

Il y avait dans les régiments le maitre d'escrime, adjudant ou sergent et un caporal moniteur d'escrime. On retrouvait aussi des adjoints brevetés maitres ou prévôts. Le maitre etait personnellement chargé de l'enseignement de l'escrime aux officiers.


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CPA voyagée le 25 octobre 1905 et écrite par Florent LEFEIRE.

11 escrimeurs posent dans la salle d'escrime du 115e RI. On reconnait les 3 soldats de la CPA du dessus (2 de gauche et celui de droite). 


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photo non datée (après 1896, cf. prix de tir et grenade).

1 adjudant, 1 sergent major, 1 sergent fourrier et 7 sergents posent ici. Il s'agit certainement de sous-officiers d'une même compagnie. Cette photo nous montre un joli panel des tenues et coiffures de l'époque.

La première rangée est constituée de sous-officiers réengagés, reconnaissable au liseré sous le galon.

Un autre détail intéressant: le sergent avec son prix de tir (flamme et cor = tireur de 1ère classe 2 années consécutives) est un "vélocipédiste" comme l'indique son insigne de col (à droite).

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carte non circulée: 05 aout 1906 "115ème infanterie, 6 compagnie, l'équipe du foot-ball"

25 soldats posent devant le photographe en bourgeron ou en chemise troupe. Il est probable que 2 équipes soient sur la photo car l'on remarque des ceintures de couleurs différentes et de même il semble qu'une équipe porte un ruban en sautoir.

Absent du livre du gradé de 1894, on retrouve le "foot ball association" dans les pratiques physiques et militaires du livre du gradé d'infanterie de 1913. 

"Certains jeux et certains sports conviennent parfaitement pour exercer, tout en les distrayant, les hommes particulièrement résistants qui pratiquent la gymnastique de sélection.

tels sont: le foot-ball rugby, le foot-ball association, le hockey, la canne, le baton, la lutte, etc..."


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"Souvenir de MAMERS, 25 décembre 1906"

Le tableau indique "Elèves caporaux 1ère Compagnie du 115e RI". 10 élève et 1 caporal posent à la caserne "Gaulois" à Mamers. Cette CPA a été écrite par un André s'adressant à ses frères et sœurs chez M ROGER, Paris 14e à quelques jours d'une période de permissions"...voyez quelle découpure avec de si belles frusques, c'est beau d'être élève caporal. Plus que 3 jours et la fuite, vive PARIS".



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"Souvenir de cinq copains de la classe 1905 du 115ème de ligne, 9ème compagnie, Mamers, Sarthe." Cette CPA est adressé à la famille DESJARDINS à Gentilly - Seine.

Nous sommes donc en 1906 ou 1907. Un caporal et 4 soldats posent avec leur barda. On distingue les outils (serpette et pelle). Se sont -ils mis en scene et en tenue pour le photographe? C'est probable. La craie a été passée proprement sur les attributs de grade et régimentaires, les chaussures sont lustrées, les positions symétriques, l'allure martiale, tranchant avec les postures habituelles, les musettes sont vides. Ils ne rentrent pas d'une marche. Il est à noter la calle sous le genou de l'homme de droite.

Dans les archives départementales de Paris, nous avons pour le 3ème bureau (gentilly) un seul DESJARDINS pour la classe 1905. Ainsi il est probable que Albert Felix DESJARDINS soit sur cette photo.


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CPA circulée le 30 juin 1908.

11 soldats posent en compagnie d'un caporal, d'un sergent engagé et d'un lieutenant du 115. Il s'agit probablement de la section du sergent. Ils portent tous les attribut du 115 RI (n° sur képi) cependant ils semblent avoir beaucoup plus que 21 ans. Il est probable que ce soit des réservistes du 315RI en période de réserve.

Fait particulier: le sergent est le seul à ne pas porter la moustache


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CPA écrite le 21/09/1908.

7 soldats du 115 au bivouac lors des manoeuvres du régiment à AUVOURS. L'auteur précise qu'il vont passer "anciens", ils ont donc 1 an de service.


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Cpa écrite par Léon Patault (certainement indiqué par la flèche).

10 soldats posent probablement au camp d'Auvours dans la même période que les jeunes au dessus. Nous avons ici les anciens qui montrent au travers des inscriptions sur les gourdes qu'ils sont à 20 jours du départ. Le soldat du centre porte l'inscription: "115e de ligne, Section des pas billeux, 20 et la fuite, 1908".

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"les jamais contents du 115. Les sapeurs classe 07".

Cette carte a été écrite le 8 juillet 1910 à Mamers par un Georges qui "...commence à être trop de la classe pour travailler".

L'un des protagonistes a marqué à la craie "82 la fuite" sur sa veste. Il sera donc libéré de ses obligations militaires dans 82 jours soit à la fin de septembre 1910 après deux années de service (la classe 07: ces jeunes hommes ont eu 20 ans en 1907 et ont été appelés à servir en octobre 1908. Avant 1905, les hommes effectuait un service militaire d'une durée de 3 ans. L'état fixa le service militaire d'une durée de deux ans en 1905 avant d'être modifiée une nouvelle fois à 3 ans en 1913). 

12 sapeurs posent devant le tableau où l'on trouve la devise du régiment "jamais contents".L'insigne des sapeur repassé à la craie est bien visible sur les épaules des soldats. On distingue aussi un caporal. (extrait du réglement de service interieur du corps de troupe infanterie 1913: le caporal sapeur est choisi par le colonel, soit parmi les caporaux, soit parmi les soldats ou les sapeurs du régiment proposés pour le grade de caporal. Il commande les sapeurs pour tout ce qui est relatif au service. Les sapeurs pionniers sont choisis parmi les ouvriers charpentiers, carriers, mineurs, mariniers, familiarisés par leur profession avec le maniement des gros outils ou des explosifs qui leur sont confiés, et sachant, autant que possible, nager... Dans les corps chargés de l'entretien de leur casernement, les sapeurs sont, en outre, employés à cet entretien ...).


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CPA non voyagée.

"encore 359 et la fuite, les pas billeux du 115ème, classe 1910"

Encore des sapeurs...Nous sommes donc début octobre 1912. 13 sapeurs et leur caporal posent avec leurs outils et pour certains "les bidons de la classe". Pinces, haches, pinceaux, rabots, scies, tous les intruments de leur fonction sont exposés sur la photo.


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CPA écrite à MAMERS un 29 juillet par F. LEMARCHAND à ses parents.

L'auteur précise qu'il travaille dans ce bureau tous les jours, qu'il part en permission de 8 jours pour les moissons le 30/07, qu'il sera de la classe dans 2 mois et "qu'il regarde un peu en dessous " sur la photo (il s'agit peut être du deuxième en partant de la gauche). On retrouve sur cette photo un sergent fourrier rengagé et 4 soldat dont un caporal (bourgeron avec fait inhabituel un galon en bas de manche) portant les attributs du 115. Aux capotes sur la porte, on comprend qu'il s'agit du bureau du sergent fourrier. Celui-ci a la charge, sous les ordres d'un sergent-major, de tenir toutes les écritures de la compagnie (hors livret d'ordinaire) et assure toutes les opérations de couchage, casernement et de campement. Le registre tenu par le soldat de droite porte les inscriptions "SHR habillement 1 partie". Le fourrier est donc probablement celui de la section hors rang (trésorerie, porte drapeau, chef de musique, ...). 

Un François LEMARCHAND de la classe 1907 a servi au 115 RI du 06 octobre 1909 au 24 septembre 1911. Ajourné en 1908 pour une blessure ancienne, il est bon pour le service armé en 1909 mais classé service auxiliaire à son incorporation. Il est probable que ce François est servi à la compagnie hors rang. Si c'est notre homme, cette carte a été écrite le 29 juillet 1910.


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CPA écrite le 03 mars 1910 à 3 mains dont Ch. LORIFERNE à un habitant de Rueil.

"... rentrés depuis 8 jours... vous envoie les g....s des sous officiers de la 5e Cie de marche que vous avez tous connu...".

7 sous-officiers du 115e RI posent sur cette photos. On y reconnait un adjudant, un sergent major, un sergent fourrier et 4 sergents. Il y est  fait mention des inondations de 1910 sur la commune de RUEIL (MALMAISON) et d'une 5e Cie de marche.

Les inondations sont celles de la région parisienne en 1910 (cru centennale) où le 115e RI y détacha certaines de ses unités. Déployé à compter du 27 janvier, 2 bataillons du 115e RI eurent pour missions de venir en aide aux sinistrés, de garantir le maintien de l'ordre, de veiller à la sécurité des biens et des personnes et de renforcer les unités intervenues dès le 22 janvier. 

(source Gallica http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5782450s/f11...)

Concernant l'expéditeur et signataire, un Victor Charles LORIFERNE (cf. description dans l'onglet "autres documents et effets évoquant le 115e RI") , adjudant commissionné depuis 1909, sert à cette époque au régiment. Cet homme de petite taille (1m54) est probablement l'adjudant posant au centre de la photo.


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CPA non voyagée. "Camp d'auvours, 9 juillet 1910".

Remarquable photo incluant de nombreux officiers du 115RI.

on y distingue:

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- le colonel FOUCART P. J., chef de corps.

- le lieutenant-colonel BENOIT C.M.S., commandant en second

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- 3 chefs de bataillon
5 chefs de bataillon servaient au 115 à cette période. 

Les commandants Pelé F.C,

 Gibon Guilhem L.C.E,

Pité G.M.P.E

Launay P.

et Hutteau d'Origny A.L.S.

3 sont ici.

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La base LEONORE donne quelques indications concernant nos chefs de bataillons:

Le CBA PELE FC (Fredéric, Charles) est titulaire de plusieurs décorations (Légion d'Honneur, médaille coloniale, médaille du Tonkin et chevalier de l'ordre impérial du dragon d'Annam). Il ne semble pas être sur la photo.

Le CBA GIBON GUILHEM L.C.E. (Charles, Louis , Emile) est à cette époque chevalier de la Légion d'Honneur et officier de l'ordre tunisien Nichan Iftikhar. Une photo est mise en ligne ici : http://gw.geneanet.org/pierfit?lang=fr&p=louis+cha....  Il ne semble pas être sur la photo.

Le CBA PITE G.M.P.E (Georges, Marie Paul Eugène) à 49 ans, les yeux chatains et mesure 1 m 59. Il a subi une trachéotomie en 1909. Il est chevalier de la LH.

Le CBA LAUNAY P. (Paul) mesure 1 m62 (taille du COL FOUCART), a 53 ans et les yeux gris. Il est chevalier de la LH.

Le CBA HUTTEAU d'ORIGNY A.L.S. (Antoine, Louis, Séraphin) mesure 1 m76, à 50 ans et les yeux bleus. Il est chevalier de la LH.

Ainsi il est probable que le CDT à lunettes soit le CBA PITE, le plus grand soit le CBA HUTTEAU et celui au yeux clairs soit le CBA LAUNAY.

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- 1 médecin  aide major de seconde classe (sous-lieutenant) Malgat (C). 


- le chef de musique de 2 classe (lieutenant) Hénon (E).

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- 13 capitaines

- 13 lieutenant

- 6 sous-lieutenants


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Souvenir du camp d'Auvour. CPA voyagée le 12 juillet 1910.

Faisant suite à la CPA précédente, une escouade a été prise en photo à l'occasion de ces même manoeuvres. le soldat de gauche est un 1ère classe engagé (galon de laine et soutache). A ce titre il ne porte pas les mêmes équipements que les 9 autres fantassins. (Képis et cols du 115RI)


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CPA non voyagée.

Nous sommes à Nogent le Rotrou donc certainement entre 1910 et 1914.

14 vélocipèdes sont visibles. Il est à noter les différentes formes de guidons (mais les cadres semblent identiques). Les soldats portent le "lebel", les tenues ne sont pas uniformes et un caporal semble la seule autorité sur cette CPA. 

Les tenues et les armes ne répondent pas aux tenues des vélocipédistes et le nombre de protagoniste est relativement important pour un régiment et encore plus pour un bataillon (1er bataillon du 115e RI). Au final, seul le cycliste à droite porte les attribut  (tenue et insigne de col) des "cyclistes militaires".

Il est fort probable que ces hommes soient des réservistes venus avec leur vélo personnel. De plus il est possible qu'il s'agisse d'un examen pour le brevet de vélocipédiste.

L’organisation du service vélocipédiste est réglementée par les textes des 2 avril 1892, 25 avril 1895, 20 mai 1905 et 16 décembre 1911.

Synthèse du règlement du 24 avril 1895 sur l'organisation et l'emploi du "service" vélocipédique dans l'armée (http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58594704/f7.... ) . Fonction armée par des militaires (principalement des réservistes et territoriaux) dès 1887,  ce sont des estafettes (en charge de la transmission des ordres) qui officient pendant les manœuvres (et mobilisation) et qui peuvent, si le cas se présente, servir d’éclaireurs ou de combattants. Ces soldats sont titulaires d’un brevet* et leur machine est souvent personnelle. Plusieurs machines (2 à titre gratuit) sont mises à disposition par l'Etat dans les corps pour les soldats d'active au profit du service général du corps et des officiers (pour développer le gout de la vélocipédie). Les régiments peuvent acheter d'autres vélo et les utilisateurs (officiers) payent un abonnement. Ces machines constituent le matériel destiné à assurer le service vélocipédiques aux manœuvres d'automne et à la mobilisation.

Leur tenue est spécifique ((cf. lien internet ci-dessus) exemple: manteau à capuchon en drap et vareuse dolman du modèle des chasseurs alpins) et ils portent un attribut (insigne vélocipède) sur le collet. De même leur équipement est complété d'un sac à dépêches, d'une cartouchière et petit bidon du modèle cavalerie et d'une carabine de cavalerie mdl 1890.

Pour les régiments d'infanterie en 1895, les droits ouverts étaient  de 4 vélocipédistes.

* En 1895, les épreuves ont lieu une fois par an et concernent les soldats d'active dans leur dernière année de service et ceux de la réserve et de la territoriale. Les pré-requis étaient de disposer d'une instruction primaire élémentaire (lecture, écriture, calcul) et de savoir lire une carte routière, d'être apte médicalement (visite spécifique) et de savoir monter et remonter son vélo.. L'épreuve consistait en une course de 60 km en terrain moyennement accidenté en moins de 6 heures. En cas de réussite, le responsable de la commission (un capitaine) fait porter la mention "breveté vélocipédiste" sur le livret matricule au verso de la couverture dans la colonne observations. Le brevet est en drap garance, jonquille ou bleu de ciel pour les soldats et caporaux et brodé de fil d'or ou d'argent pour les sous-officiers. Il est cousu sur chacun des revers du collet de la vareuse.

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CPA voyagée mais non datée.Elle est adressé à "monsieur l'abbé BOUJU, curé à St Denis des Coudrais, Sarthe".

Dans les registres départementaux du recencement, on retrouve M BOUJU Arsene, profession desservant (pretre servant la paroisse) uniquement sur le recensement de 1911. Ainsi cette photo a été prise dans dans la période entre 1906 et 1914.


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Ces 2 CPA ont été écrites le 14 juin 1912 par  Camille MARTIN, présent sur ces 2 clichés.

"c'est demain matin le 15 juin que nous partons pour le camp , on couchera à Bonnétable demain soir et on se rendra au camp dimanche ...".

Le 15 juin 1912 était un samedi. Le camp dont parle ce soldat est certainement le camp d'Auvours. Le trajet Mamers - Bonnetable - le camp d'Auvours (Champagné) représente une distance de 45.7 km par la route avec un premier tronçon de 22 km pour rejoindre Bonnétable. 

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(photo issu de la collection de Pierre)

photo réalisée en juin 1912 à Auvours

Belle brochette de sous-lieutenants du 115e RI. Il est probable que le 115 soit au complet ou avec au moins 2 bataillons sur Auvours à cette période.

Plusieurs d’entre eux armeront certainement les sections du 315e RI à la mobilisation.

Celui posant au centre (pantalon bourgeron) est le sous-lieutenant Charles GOULON. Un encart lui est dédié dans la page du 315e RI.


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carte circulée le 19 octobre 1912.

Cette carte lettre militaire en deux partie met en scene une section de mitrailleuses du 115° RI.

Une grande partie des fonctions de la section sont représenté. On retrouve:

1 lieutenant, chef de section; 1 adjoint (sergent, ici réengagé); 2 caporaux chefs de pièce; 2 tireurs; 2 chargeurs; 2 aide-chargeurs; des pourvoyeurs; 1 télémetreur. Vient ensuite les conducteurs, l'armurier, l'ordonance agent de liaison, le caporal chef approvisions et le caporal chef de voiture. On distingue 2 cheveaux en arrière plan.

un point particulier: l'ensemble des soldats porte le ceinturon et les cartouchière sans les bretelles de suspension.

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CPA voyagée le 7 novembre 1912 écrite par LECRENAIS Marcel, 115 RI, 8 compagnie, Mamers.

L'officier à cheval est un lieutenant. On distingue nettement le sergent et le caporal chef d'escouade (avec la patelette). 

Nous sommes en novembre. Il s'agit problablement des classes et de la section du sergent, le lieutenant en étant le chef de peloton que l'on retrouve sur la CPA ci dessous.


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La carte a été réalisé au même endroit mais avec une autre section. La disposition est identique: sergent au centre avec à sa gauche le caporal. 

Elle a été écrite le 7 novembre 1912 par le sergent Paul THUARD, 8 cie, que l'on suppose au centre de la photo, à son frère. Ce courrier valide la première impression de ces cartes postales: "je t"envoie une photo des bleus de ma section ..."


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CPA voyagée, non datée.

Nous sommes à Nogent le Rotrou. On reconnait le chef de bataillon qui figure sur la photo d'Auvours (au dessus). On distingue4 adjudants, 3 sergent-major, 4 sergents fourrier et 16 sergents.

Cela correspond à l'encadrement en sous-officiers d'un bataillon d'infanterie.


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carte circulée mais non datée. Une petite enquete s'impose. 

Il s'agit d'une photo de 30 soldats du 115 RI. Nous avons ici deux classes dont deux parmi les plus jeunes ont affiché les jours avant "la fuite", à savoir 683. Les plus anciens affichent eux leurs bidons de la classe (sur le tambour, la baïonette des hommes couchés, ...) et le chiffre 318. Nous sommes donc en novembre et plus précisement le 15 si l'on suppose qu'ils seront libérés le 29 septembre de l'année suivante. Le batiment derrière eux est celui de la caserne Sully de Nogent le Rotrou, reconnaissable à ses briques sur le pourtour des fenêtres. Ainsi cette photo a été prise probablement entre 1910 et 1914. Il s'agit donc certainement d'hommes du 1er bataillon du 115e RI.


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7 novembre 1912, 3ème compagnie, 115 RI.

A l'instar de la CPA du dessous, nous sommes à Nogent le Rotrou avec la 3ème compagnie du 1er bataillon. 84 militaires posent ici. on reconnait le commandant d'unité derrière l'ardoise avec son képi de capitaine. L'encadrement est restreint. Un lieutenant et un adjudant de par et d'autre du capitaine, un sergent major et 5 sergents. 4 caporaux et un 1ère classe complètent le tableau. La tenue de parade du 1ère classe à droite et l'absence du clairon laissent supposer que la compagnie est de service, ce qui pourrait expliquer l'effectif en ce jour de novembre.


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7 novembre 1912, 4ème compagnie, 115 RI.

Cette photo a été prise au sein de la caserne de Nogent le Rotrou où est stationné le 1er bataillon du 115ème RI.

101 personnes posent sur cette photos. L'encadrement est là aussi restreint. On aperçoit le commandant d'unité (capitaine en dolman), le premier lieutenant ( à sa droite), le sergent major, un adjudant, un sergent fourier, 2 sergents et 6 caporaux. 2 tambours, 2 clairons ainsi qu'un cycliste sont aussi présents.


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novembre 1912, 2ème section de la 11ème Cie (3 bataillon) du 115 RI

Cette  section présente un faible volume de soldats. Pourtant depuis 1910, date de la bascule du 1er bataillon à Nogent le Rotrou, le commandement (4CA) a fait en sorte de porter les effectifs du 115RI aux normes du tableau d'effectif (source archives départementales). Il est donc probable que toute la section ne soit pas présente.

On y distingue le sergent (rengagé (présence d'une soustache mais avec un col et des passants d'épaule troupe) ) et les 2 caporaux chef d'escouade.

Mamers, 10 novembre 1912. ... je t'envoie la photographie de la 2ème section où je suis. Tu vois on est en tenue d'exercice. Aujourd'hui je me suis fait photographier en grande tenue, seul. Je commence à m'habituer. Pour commencer, j'ai trouvé le métier bien dur. J'ai déjà eu 3 jours de permission à la toussaint ou j'ai attrapé un bon mal de dents ce qui m'a valu 2 jours d'infirmerie...

Aimable DELORME, 115 d'Infanterie, 11 compagnie, Mamers.


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voyagée le 12 novembre 1912. "je t'envoie cette carte postale prise l'autre jour à l'exercice ...".

On retrouve le sergent, présent sur la carte du dessus. Nous sommes dans la même période et il est fort probable que la 11ème Compagnie au complet soit dehors ce qui pourrait expliquer la présence d'un lieutenant et d'un sous-lieutenant (blouson de cuir) sur cette photo (Probablement les deux chefs de peloton). En première approche, il n'y aurait pas de soldats identiques sur ces deux CPA en dehors du sergent.


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Mamers le 14 novembre 1912.

... je vous envoie ma photographie avec celle de mes camarades de chambre...Nous avons fait une marche de 14 km mais nous n'avons pas eu beau temps ...

Le soldat debout à gauche porte un "bidon de la classe" Il est probable que ce groupe soit constitué "d'anciens" de la classe oct 1911. 

(le bidon de la classe était un petit calendrier qui décomptait les jours depuis le père cent (100 jours avant la fin du service) et que l'ancien (futur libérable) effeuillait jour après jour. Il se présentait souvent sous la forme d'un bidon marqué au dos "le bidon de la classe". il était accompagné bien souvent de son quart, du cercueil du père cent, de médailles diverses, d'insignes ou de boutons; Extrait du site : http://www.passionmilitaria.com/t28300-la-conscrip...)



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CPA voyagée. Mamers le 23 mai 1913.

La section des Dévorants. 2ème section.

"140 à la fuite". Certains membres de cette unité du 115RI, arborent fièrement à la craie le chiffre 140 ainsi que les médailles  et les bidons de la classe. Nous sommes à 5 mois de la fin du service (donc le 23 octobre 1913).


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CPA voyagée le 31 juillet 1913 écrite par Maurice à mme BORDEAU à CHALLES (Sarthe).

"Bonjour du camp".

9 soldats posent ici en arborant leur galon de 1ère classe et leur prix de tir.

Le recensement civil de 1911 présente un Maurice Bordeau, né en 1890 dans la commune de Challes chez mme Guyenard (sa mère, veuve Bordeau). On retrouve les éléments suivants sur sa fiche matricule:

BORDEAU Maurice, classe 1910, matricule 1704, cheveux noirs, sourcils clairsemés, yeux bleus, petite bouche, lèvres épaisses, 1m67, oreilles plates et écartées.

Arrivée au 115e RI le 07 octobre 1911, soldat de 1ère classe le 05 octobre 1912, libéré le 08 novembre 1913. Mobilisé le 03/08/1914 au 115e RI, passé au 103e RI le 03/02/1915, retour au 115e RI le 28/02/1915. Nommé caporal le 21/03/1915. Blessé à FLEURY VERDUN, évacué à l’hôpital temporaire n°12 le 17/07/1916, décédé de ses blessures ce même jour. Croix de guerre étoile de bronze, médaille militaire à titre posthume en 1920.


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CPA écrite le 16 novembre 1913 par André BRETON, mitrailleur à la 11e CIE du 115RI.

"... photo de notre section de mitraille. Il manque le lieutenant et un bonhomme pour que la section soit complète avec les 2 chevaux ...".

1 sergent (rengagé), 3 caporaux et 13 soldats posent sur un chemin de la campagne mamertine. Mitrailleuses mdl 1907, baïonnettes BERTIER, cartouchières mdl 1882 et 1888. Il est à noter le cycliste. 

La section est assez loin de ses effectifs théoriques de 1/1/28 (1 officier, 1 sous-officier et 28 soldats).

De plus, il semble que la section soit rattachée à la 11e Cie et non indépendante au sein du 3e bataillon.


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CPA écrite le 16 novembre 1913 par un Marius à M et Mme MARGUENET de Paris.

Il s'agit de la même section qu'au dessus pris sous un autre angle et une autre pose. 


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CPA écrite le 16 novembre 1913 par Marius MAISSONNIER (cf. carte individuelle au début de cette page).

Dans cette carte à ses parents, Marius explique que par le même courrier il adresse une carte le représentant aux mitrailleuses. Sur la CPA, plusieurs visages sont aussi sur les CPA des mitrailleuses au dessus (Les caporaux sont très reconnaissables). Il s'agit donc de la même section et le Marius du dessus est probablement Marius MAISSONNIER.


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15 décembre 1913. 115RI / 2ème Bataillon/ Peloton des élèves caporaux.

on distingue 47 soldats, 3 caporaux, un sergent et un lieutenant, le LTN de la Casinière (cf. page 14-19, combat de VIRTON, aout 1914).

Le site ci-dessous retrace le parcours des élèves caporaux (recrutement, fonctions, aptitudes, ...)

http://combattant.14-18.pagesperso-orange.fr/Pasap...



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CPA écrite le 17/12/1913 par Étienne PLE à sa famille demeurant à SENNEVILLE près de FRANCOURVILLE (Eure et Loir).

"... c'est du 277 demain matin et la fuite." Ainsi Etienne est certainement de la classe 1911.

Cette photo a été prise en hiver à la caserne SULLY de NOGENT LE ROTROU devant le bâtiment II construit en 1889. Étrangement 1 seul officier et de surcroit lieutenant pose au milieu des hommes. 4 sergents et 1 sergent fourrier, tous réengagés, posent au coté du sergent major équipé de son sabre. Les caporaux, au nombre de 11 (visible) ont eu le temps et l'autorisation de blanchir à la craie leur galon et numéro de képi. Au final, une compagnie à 139 hommes, avec clairon et tambour sont présents sur cette photo. On retrouve certains visages des sous-officiers sur la CPA de la 3ème Cie du 115 du 7 novembre 1912.

Un Etienne, Auguste PLE 2eme classe à la 3e Cie du 115e RI de la classe 1911 et né à FRANCOUVILLE est mort pour la France, tué à l'ennemi le 30 aout 1917 à PONTOISE.



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CPA non voyagée.

"Elèves caporaux, classe 1913". Nous sommes en 1914 et avant guerre. 2 caporaux de l'encadrement posent au centre parmi les 16 élèves dont 2 portent un prix de tir.


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CPA écrite au camp d'auvour, moisde  juillet, écrite par OLIVIER Auguste, 115RI, 7ème compagnie.

Auguste écrit à ses parents "...je suis arrivé au camp d'Auvours jeudi à midi et nous étions bien content car on en avait plein le cul...nous nous sommes fait tirer en mangeant la soupe du soir. On fait vilain sur une carte".

Cette carte n'est pas datée. Un OLIVIER Auguste, louis du 115RI est mort pour la France, tué à l'ennemi en octobre 1914. Il était de la classe 1912. Si il était l'auteur de cette carte, cela siturait cette scene en juillet 1914.

Il est à noter les tenues des sergents en calot. Elle est du type tunique d'été en toile blanche réservée à la tenue de service pour les officiers (à confirmer).

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CPA écrite le 15 mai 1914 à Mamers par Joseph BARRE, 115RI, 6 compagnie (soldat avec la croix).

Nous sommes 3 mois avant la déclaration de guerre.

On retrouve un sergent-major et deux caporaux avec 31 soldats. Au vu du givre (ou reliquat de neige) au sol et des gants portés par certains, il est probable que cette photo est été prise plus tôt dans l'année. Les faisceaux sont formés (fusils Lebel et havresacs (mdl 1893)), il s'agit certainement de la pause.

Les photos avec un sergent-major comme chef de section sont relativement rare puisque ce n'est pas sa fonction première en temps de paix. L'absence de sergent est aussi surprenante. 

extrait du décrét du 25/08/1913 portant réglement sur le service interieur des corps de troupe de l'infanterie: "art.100: ... le sergent-major est l'agent du capitaine pour tout ce qui concerne l'administration  et la comptabilité. Art 101: Il assiste aux instructions pratiques et théoriques de la compagnie..."



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CPA voyagée, écrite le 01/06/1914 à Mamers par Raoul FROGER, 8° compagnie, 115 RI.

18 soldats sont visibles sont cette carte pendant cette séance de pansage. Il est à noter que certains portent sur leur kepi un "additif" (foulard ou cravate?) et aux pieds des galoches. Nous avons certainement affaire aux conducteurs du train régimentaire et/ou aux ordonnances d'officiers. Les sections de mitrailleuses disposaient aussi de cheveaux et de mulets dont les soins étaient apportés par les soldats de ces sections.

Service des écuries (Extrait du réglement de service interieur de 1913): 

Le service des écuries est placé sous la surveillance du capitaine de semaine. Cet officier a, à sa disposition, pour assurer ce service, le sergent chargé des équipages et des écuries, les conducteurs et dans la mesure utile, les ordonnances des officiers montés qui ont leur chevaux à la caserne. 

Le sergent chargé des équipages et des écuries commande et surveille les soldats conducteurs. Il conduit la promenade des chevaux et assiste aux pansages, veille à la distribution des repas et assure le fonctionnement de la garde d'écurie (de jour et de nuit). Il assure la bonne tenue constante des écuries et a en charge tout le matériel d'un usage commun. 

 La promenade a une durée de deux à trois heures.


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2 CPA, la première est voyagée en date du 24 mai 1910, la seconde n'a pas voyagé. 

17 sergents portant les attributs du 115RI sont sur cette photo. Plusieurs parmi eux sont rengagé. Au vu de leur age, il est probable que ces sergents soient des réservistes (donc du 315) participants à un rappel sous la férule de sergents rengagés.


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CPA non voyagée, non datée

Cadres d'une compagne du 115 RI certainement au camp d'Auvours. La date est inconnue.

1 capitaine, 2 sous-lieutenants dont l'un portant les identifiants du 315RI, 1 adjudant, 1 sergent-fourrier et 6 sergents posent sur la photos.


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CPA non voyagée, non datée.

En manoeuvre, 4 officiers (3 lieutenants et un sous-lieutenant) du 115 posent devant le campement.

Le lieutenant de droite est présent sur la photo de groupe à Auvours en juillet 1910 (cf. au dessus).


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CPA non voyagée, non datée

Souvenirs du camp d'Auvours, 115 d'infanterie, 9 cie.


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CPA non voyagée, non datée.

Soldats du 115RI certainement à Auvours.


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carte non voyagée, non datée.

Une CPA identique indiquait que les protagonistes étaient de la 8ème compagnie.. Un sergent rengagé pose avec sa section au sein de la caserne de Mamers. On y distigue de plus le chef d'escouade et 17 soldats. Les bidons de la classe et les médailles de la conscription sont encore une fois de sortie.


INFIRMERIE

CPA voyagée, non datée.

Le service médical du 115 semble posé sur cette photo. On reconnait un aide-major de 1° classe, 2 aide-major de 2° classe, 1 sergent et 12 infirmiers et brancardiers (les grades des médecins sont décrits dans l'encart "l'infanterie d'avant guerre"). Plusieurs médecins portent la vareuse d'officier gris de fer bleuté mdl 1913 (obligatoire en tenue de campagne à compter du 01/04/1914) avec galon circulaire (donc avant octobre 1914). Le "lieutenant" porte une veste modèle 1872 avec pattes d'épaule (modèle artillerie).  Un soldat est en tenue de manoeuvre avec havresac, équipements et couvre képi (peut-être a t'il assuré le soutien d'un tir ou d'une marche ?).

Le batiment en arrière plan semble récent et les contours des fenêtres correspondent à ceux de la caserne Gaulois . Sans certitude, il est probable que cette photo est été prise devant l'infirmerie de la caserne de Mamers (livrée en 1913). Le batiment sous tôles est peut-être un séchoir (pas de trace de ce batiment en tôle et de l'arbre sur les photos post 1950, ni sur le plan de la caserne de 1920).

La présence d'un soldat avec les attributs du 315 RI et l'age avancé de certains soldats me laisse penser que nous sommes dans le 2ème semestre de 1914 après la mobilisation.

Concernant le service médical avant guerre (source "réglement sur le service interieur du corps de troupe d'infanterie, décret du 25/08/1913"):

Il est organisé pour traiter au régiment les militaires atteints d'affection dont la gravité n'exige pas l'envoi à l'hopital.... Le médecin-chef de service dirige et surveille, sous l'autorité du chef de corps, le service et la police de l'infirmerie régimentaire, ainsi que la salle de réunion des hommes exempts de service, lorsque ces salles sont annexées à l'infirmerie.

Le personnel comprend pour l'ensemble du régiment:

- un médecin chef (médecin major de 1ère classe) qui dirige le service sanitaire du corps, l'infirmerie et ses annexes. Il est aux ordres du chef de corps. Il a en charge la surveillance de l'hygienne de la troupe et de l'alimentation ainsi que du casernement. Il est responsable de l'instruction des médecins concernant leur rôle en campagne et de celle des infirmiers et brancardiers régimentaires dont les musiciens du corps;

- deux médecins (médecin major de 2° classe et médecin aide-major de 1° ou 2° classe) qui assistent le médecin-chef;

- un sergent chargé de l'infirmerie, sous-officier rengagé désigné par le chef de corps, en charge de tous les détails techniques et disciplinaires de l'infirmerie et de la tenue des écritures;

- des infirmiers, à raison d'un infirmier du service armé et un du service auxiliaire par bataillon; (service armée = troupes combattantes, service auxiliaire = poste temps de paix et compagnies de dépot, classification faite à l'issu du conseil de réforme). Un des infirmiers du service armé peut être caporal. Ils sont désignés par le chef de corps, sur la proposition du médecin-chef;

- Eventuellement, des médecins auxiliaires et des étudiants en médecine.

Tous les soldats passaient en visite à leur incorporation (appelés ou engagés volontaires) ainsi qu'à leur départ du régiment. Les consultations étaient journalières et suite à la visite, les malades étaient soit cantonnés à la chambre, à l'infirmerie ou entrant à l'hopital. Une visite mensuelle, afin de constater l'état général de santé des militaires du régiment était organisée pour tous les sous-officiers non rengagés, caporaux et soldats de façon individuelle. De plus tous les deux mois, ces hommes étaient pesés. Les médecins devaient leurs soins gratuits à tous les militaires du régiment et aux membres de leur famille habitant avec eux.

Les médecins et infirmiers assistaient aux marches, aux manoeuvres, aux baignades (systématiquement un médecin) et aux tirs du régiment (infirmier exercé à la pratique des pansements d'urgence).


 

les musiciens, les clairons et tambours

Dans les régiments d'infanterie de 1873 à 1914 on retrouvait la musique régimentaire et les clairons et tambours.

la "musique" est composée de: 1 chef de musique (rang de sous-lieutenant, lieutenant ou capitaine) , 1 sous-chef de musique (rang d'adjudant), de 38 musiciens (soldats et 1ère classe) et des élèves musiciens (loi des cadres et effectifs du 13 mars 1875).

La musique est rattachée à la compagnie hors-rang, mais pour l'administration seulement. Le personnel comprend des élèves musiciens et des musiciens titulaires ( à partir de 10 mois de service) dont le nombre est fixé par les instructions ministérielles; les uns et les autres peuvent être nommés à la distinction de 1ère classe (au moins 4 mois de service) à raison de 8 pour la musique.

La musique forme 4 escouades, commandées chacune par le plus ancien musicien de 1ère classe de l'escouade. La surveillance de l'ensemble de service interieur est répartie par le chef de musique entre le sous-chef de musique et le tambour-major.

Les musiciens prennent part aux marches et manoeuvres. Ils reçoivent, sous la direction des médecins, l'instruction relative à l'emploi de brancardiers; le chef et sous-chef de musique secondent les médecins dans cette instruction. Les élèves musiciens font leurs tirs et assistent aux exercices importants soit avec leur compagnie, soit avec la musique.

Les tambours et clairons, à raison de 2 clairons et 2 tambours dans chaque compagnie d'Infanterie,
servent au sein de celles-ci (sonnerie et appel du service courant) et ont un rôle au combat dans la transmission des ordres. Ils sont rassemblés pour leur instruction et placé sous la coupe du major-tambour (rang de sergent-major) et des caporaux tambour et clairon. Ainsi on retrouve 1 tambour-major, 3 caporaux tambours ou clairons (1 par bataillon) et 24 tambours et  24 clairons dans un régiment d'infanterie à 3 bataillons.
Sur de nombreuses CPA et photos, on retrouve la musique avec des effectifs plus important que les 38 hommes pré-cités. Cela s'explique par le fait que les Chefs de Corps, pour animer les cérémonies, augmentaient leur musique avec les clairons et tambours issus du rang. Ainsi très souvent, les clairons et tambours s'entrainaient avec ceux de la musique.

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Photo prise en 1885.

Mention au dos:

" 115e régiment de ligne, caserne de REUILLY, rue de REUILLY, PARIS 12e.

La Clique, tambours et clairons aux ordres du tambour-major (Eugène VALLON, caporal tambour, faisant fonction de tambour major à l'enterrement de Victor HUGO.)"

22 tambours et 28 clairons, 2 caporaux avec leurs cannes de caporal-tambour et un tambour-major avec canne et chevrons d'ancienneté posent ici.

Le site ci dessous traite des cannes des tambour-major.

http://www.crcb.org/tout-sur-la-canne-de-tambour-m... 


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CPA écrite le 05 mai 1905 à MAMERS, photo datée de mars 1905.

Le zoom permet de distinguer le chef de musique, son adjoint (droite) et le tambour-major (gauche).

Selon l'annuaire de 1905, le chef de musique de 1 classe (galon de capitaine) LEVEQUE commandait la musique du 115. Il est le rédacteur de cette CPA et pose en son centre. 61 musiciens sont ici rassemblés en grande tenue, certainement à l'issu d'une prestation.


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cette CPA a été écrite à Auvours (camp de manoeuvre) le 5 avril 1906 par Gaston Potentier.

"...Je vous envoie une photographie d'un groupe pris au moment où nous venions de finir notre répétition sous les sapins ...".

La musique a accompagné le régiment dans ses manoeuvres de printemps sur le camps d'Auvours.

On peut lire sur la grosse caisse "musique du 115 REG d'INF" et le n° 115 sur le képi du sous-chef de musique.

On compte 47 musiciens, un chef (ou sous-chef ) de musique et un personnage coiffé d'une casquette non militaire.


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CPA voyagée non datée. 

Au vu des toiles en arrière plan, ces musiciens du 115 RI sont certainement en camp (Auvours?).

Il est à noter qu'ils portent sur le ceinturon les deux passants de cuivre qui permettent d'accrocher les contre-sanglons du havresac. Ces  passants ont été abandonnés par les fantassins dès 1888 avec l'adoption de nouvelles cartouchières. Les musiciens n'en étant pas doté, ils ont gardé ces attributs qui ici sont parfaitement lustrés. On remarque sur chacune de leur manche les insignes de musicien.

On note l'absence de cadres et n'étant que 25 celle aussi d'autres camarades de la musique.


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envoyé le 13 novembre 1911 par F. CHOLLET, cette CPA met en scene le tambour-major et une partie des tambours et clairons du régiment certainement à l'instruction.Les kepis ont été marqués à la craie et médailles et bidons de la classe sont bien présent sur les poitrines de ses soldats.

On remarque très clairement les marques de grade du tambour-major.

extrait du décrét du 25/08/1913 portant réglement sur le service interieur des corps de troupe de l'infanterie:"Le tambour-major, secondé par les caporaux tambours et clairons, donne aux heures fixées par le colonel, l'instruction aux tambours et clairons du régiment... Il est rattaché à la musique pour l'exécution du service intérieur. ..."


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carte écrite le 4 juin 1913 par Paul EXNIELIN.

Le tambour -major pose au milieu des 25 clairons du régiments. La croix marque certainement l'emplacement de Paul. A raison d'un caporal clairon et de 2 clairons par Cie (au nombre de 12), il semble que tous les clairons du 115 soient présents..


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Bien qu'écrite le 20 mars 1915, cette CPA trouve sa place dans les soldats d'avant guerre.

Elle est écrite par Narcisse PICARD. Il semble qu'il n'y ait pas de relation entre l'interressé et cette CPA puisque celui ci est officier (ou en instance de le devenir) "...Je ne suis pas encore sous lieutenant mais j'espère que cela ne vas pas tarder maintenant...".

Comme la photo des clairons, on retrouve tous les tambours du 115 avec le tambour-major. Il est probable que dans le fond ce soit les clairons posant sur la photo du dessus.

On distingue le caporal tambour au coté du tambour-major. L'homme à sa droite est un civil. Quelle est sa fonction? Un passant, un professeur de musique, un prètre?


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CPA non voyagée.

1 caporal et 12 "anciens" avec les attributs du 115e RI posent devant les halles de Mamers. Ils ne portent pas les attributs des clairons et tambours (galon de livrée spécial en cul-de-dé tricolore) du régiment, il est donc probable que les clairons et tambours des compagnies du 27 territorial soient convoqués et à l'exercice. 

Les deux affiches, en arrière plan, ne donnent pas d'indication précise sur la période (banque Société Générale (déjà présente à Mamers dès 1873) et le mouvement de la "libre pensée" de Paris sans date lisible)).